Les cimes pour Sanduska

Le 13e Open GDF Suez des Contamines-Montjoie a sacré la Polonaise Patrycja Sanduska, victorieuse de la Croate Nika Ozegovic. Devant un parterre de VIP (Jo-Wilfried Tsonga, Cédric Pioline, Patrice Dominguez, la skieuse Marie Marchand-Arvier), l’Open GDF Suez des Contamines-Montjoie a sacré la Polonaise Patrycja Sanduska.

FLUIDITE. Issue des qualifications, la 665e joueuse mondiale, a accumulé les matchs accrochés, s’imposant jeu décisif du troisième set lors de ses deux premiers tours. Paradoxalement sa finale remportée (6/4, 6/0 en 1h06) face à la Croate Nika Ozegovic fut plus aisée. "Après des demi-finales très serrées, la plus fraîche s’est imposée, souligne Jean-Christophe Dominguez, le directeur du tournoi. Sanduska est très fluide dans ses gestes, joue juste et possède un moral d’enfer. Il lui manque peut-être un coup fort pour viser le très haut niveau. En plus, elle est très jolie et parle Français puisqu’elle est licenciée à l’US Orléans."

Cette grande (1,85m) frappeuse de fond de court, âgée de 22 ans, devrait donc faire parler d’elle. Battue en finale, Nika Ozegovic semble également repartie du bon pied après une blessure. Mais la Croate qui fut 131e mondiale en juillet 2007 manque encore de coffre pour enchaîner les rencontres. "C’était potentiellement la meilleure joueuse du tournoi. Elle sait exploiter les occasions de rentrer dans le terrain afin d’agresser son adversaire", indique Jean-Christophe Dominguez.

REGIONALES DE L'ETAPE. Dans les rangs tricolores, peu de satisfactions sont à relever. Sauf pour Anaïs Laurendon, tombeuse de Claire Feuerstein (tête de série n°2) dès le premier tour, et Violette Huck, toutes deux quart de finalistes. En revanche, Florence Haring et Feuerstein, les régionales de l’étape, ont déçu. Parmi les révélations, on citera l’Italienne Federica Di Sarra (19 ans, 430e), demi-finaliste après avoir eu une balle de match contre Sanduska. Son attitude bagarreuse, son jeu de défense et son petit gabarit font penser à Sarah Pitkowski.

Disputé dans le somptueux cadre du Parc de loisirs du Pontet, sur des courts extérieurs en dur, le tournoi a fait le plein. Avec près de 1200 spectateurs pour la finale. "Certaines filles n’avaient jamais joué devant autant de monde pour un tournoi de cette catégorie. Mais comme nous sommes dans un endroit très fréquenté, sur un axe de sentier de randonnée et que l’accès est gratuit, nous n’avons pas de problème d’affluence", se réjouit Jean-Christophe Dominguez.

BAIGNADE ET PARAPENTE. L’autre point fort de cet Open réside dans l’accueil des joueuses. En dehors des rencontres, tout est fait pour que ces jeunes femmes se sentent en vacances et profitent de la montagne. Elles ont ainsi pu se baigner dans un lac, faire des parties de mini-golf, du parapente, un parcours aventure ou une excursion en moyenne montagne avec un guide. Emballant sur le plan sportif, le tournoi parvient également à s’en sortir financièrement malgré un contexte difficile. "Nous maintenons notre budget grâce à GDF-Suez. Parallèlement, on perd des partenaires alors que d’autres nous ont rejoints, analyse Jean-Christophe Dominguez. Mais nous ne pouvons aller plus haut, d’autant n’avons pas les infrastructures hôtelières nécessaires."

(Baptiste Blanchet)